Hello les Freemom, les Freedad & les Freekids,

Aujourd’hui, je vais vous partager une Imaginistoire de Milane et Maman inventée suite à une réflexion très perspicace, je trouve, de ma Sauterelle:

– Maman, pourquoi dans les histoires il y a souvent une Marraine, la bonne fée et jamais de Parrain?

De cette question est née cette Imaginistoire que l’on a nommée « Parrain, Le Magicien ». Avant de commencer la lecture, Papa et/ou Maman et enfant(s), installez-vous bien confortablement. Le pyjama est mis, les dents sont brossées, le pipi est fait, les affaires pour le lendemain sont préparées…tout est prêt? Oui. Et bien y’a plus qu’à se blottir sous la couette, lire ou écouter cette histoire que Milane dédicace à toutes les marraines, tous les parrains et plus particulièrement à sa marraine Fanny et son parrain Maxime.

…Parrain, Le Magicien…

Coucou toi, je m’appelle Mylènia, j’ai 9 ans et je suis la princesse du royaume de Rêvaland. C’est un pays lointain où il fait bon vivre. Lorsque je suis née, comme le protocole le demande, mon papa et ma maman, le roi et la reine, m’ont choisi une marraine. Elle s’appelle Fannya et elle est une bonne fée. Tous les Rêvalins et les Rêvalines du pays ont la chance d’avoir une marraine la bonne fée attribuée dès leur naissance qui les accompagne tout au long de leur enfance.

Dis-moi, est-ce que tu sais ce qu’est une marraine la bonne fée? Oui tu as raison, c’est comme dans Cendrillon, La Belle Au Bois Dormant ou Shrek. Une marraine la bonne fée est toujours là lorsque son ou sa filleule a besoin d’elle. Et je dois t’avouer qu’au pays de Rêvaland, les Rêvalins et les Rêvalines l’ont vite compris car nos marraines les bonnes fées répondent présentes à chaque fois que nous les appelons.

Lorsque nos parents étaient fatigués parce qu’on ne voulait pas dormir étant bébés, ce sont elles qui nous berçaient en volant dans la douce nuit étoilée. Lorsque nous jetions notre purée de champirottes, de haripois ou de poirouilles avec nos cuillères, ce sont elles qui les interceptaient pour que nous nous ne fassions pas gronder. Lorsque moi Mylènia, princesse de Rêvaland, j’escaladais les grandes marches du château du haut de mes 1 an, c’est Fannya qui me rattrapait au vol lorsque je tombais en arrière. Enfin, vous l’avez déjà compris mais je vous le répète, Fannya et toutes les marraines les bonnes fées des Rêvalins et Rêvalines du royaume étaient toujours là pour nous. Si bien qu’en grandissant, nous en avons beaucoup profité, trop profité.

Étant pourvues de pouvoirs magiques, nous aimions leur demander tout et n’importe quoi. Comme par exemple faire nos devoirs, nous créer de nouvelles robes, des tenues de chevaliers, de nous donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas … jusqu’au jour où… lors d’une énième demande de réparations à cause d’une course en carrosse organisé en catimini qui a mal terminé, Fannya et toutes les marraines les bonnes fées ne sont pas apparues.

Mais où pouvaient-elles bien être? Pourquoi ne venaient-elles pas nous voir? Avec mes amis, je décidai de les appeler à nouveau. Nous observions les lieux avec attention. Après quelques tours d’aiguilles, toujours point de Fannya, toujours point de Regynia, d’Irenya ni des autres. Un souffle du vent assez fort et bruyant, nous fîmes sursauter. La fenêtre du château s’ouvrit brusquement. Nous nous attendions à voir nos marraines mais seul Simon le pigeon licorne arriva avec un mot ficelé à sa patte. Il se posa sur mon épaule. Je pris le papier. Il se déplia tout seule. La silhouette de Fannya apparut et elle se mit à parler.

« Chers Rêvalins et Rêvalines, après avoir fait trop de demandes inutiles et avec l’accord du Roi et de la Reine, le comité des Marraines Les Bonnes Fées a décidé de permettre à toutes les Marraines de Rêvaland d’être en vacances. Nous ne serons donc pas joignables pendant un certain temps. Nous reviendrons lorsque tous les Rêvalins et toutes les Rêvalines seront prêts. »

– Quand tous les Rêvalins et les Rêvalines seront prêts mais qu’est ce que cela veut dire? réfléchissai-je tout fort. Quand vont-elles revenir? Qu’allons-nous faire sans elles? Nous sommes perdus.

Simon le pigeon licorne, toujours sur mon épaule, prit la parole.

– Peut-être devez-vous apprendre à vous débrouiller par vous-même?

– Nous débrouiller par nous-même? Mais c’est impossible. Depuis que nous sommes petits et petites, nos marraines les bonnes fées ont toujours été là pour nous, lui dis-je.

– Oui tu as raison Mylènia et c’est bien ça le problème aujourd’hui. Maintenant c’est à vous de montrer ce que vous savez faire.

Je réfléchissais et réalisais effectivement qu’à part demander à Fannya de me donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas, je n’ai jamais fait les choses par moi-même et surtout… je ne lui ai jamais rien donné en retour.

– OK le comité des marraines les bonnes fées, OK Fannya, OK Simon, je m’engage à ce que tous les Rêvalins et les Rêvalines soient prêts pour que nos marraines nous reviennent rapidement.

Les jours suivant cette annonce furent rythmés par différents ateliers que je mis en place au sein du château. Créer nos robes, faire nos devoirs, préparer des gâteaux, faire du sport, réparer les carrosses… . Deux jours après l’annonce, force était de constater que c’était une grande catastrophe! Les Rêvalins et les Rêvalines abandonnèrent leurs ateliers car aucun d’entres-eux n’arrivaient à se concentrer. Ils pensaient tout le temps à leurs marraines les bonnes fées et n’étaient pas du tout contents envers elles. Simon qui passa par là s’aperçut de ma miséricorde.

– Mylènia, pourquoi es-tu si triste? me questionna-t-il.

– Parce que Fannya et toutes nos marraines les bonnes fées nous ont abandonnées.

– Elles ne vous ont pas abandonnées.

– Si! affirmé-je fâchée.

– Pourquoi sont-elles parties Mylènia?

– Je ne sais pas.

– Si tu le sais.

– Parce qu’elles étaient fatiguées de nos demandes inutiles et incessantes.

– Exactement.

– Mais quand vont-elles revenir? Cela fait déjà deux jours qu’elles sont parties.

– Tu peux répondre toi-même à cette question, répondit Simon.

C’est vrai en fait, je le pouvais. Encore plus motivée que jamais, je décidais de réunir à nouveau les Rêvalins et les Rêvalines du Royaume au château. Je devais leur annoncer que les ateliers allaient reprendre et qu’ils continueraient même lorsque nos marraines les bonnes fées seraient de retour parmi nous. Et surtout que nous organiserions ce que nous n’avons encore jamais fait, une grande fête en leur honneur.

Au royaume de Rêvaland, les Rêvalins et les Rêvalines s’activèrent donc pour préparer les festivités sans se soucier du temps qui passait. Car chacun d’eux, chacune d’elles avaient compris que les marraines les bonnes fées ont elles aussi besoin de vacances mais surtout que leur comportement vis à vis d’elles devait absolument changer. Oui. Ils l’avaient enfin compris, les Rêvalins et les Rêvalines devaient apprendre à faire les choses par eux-même. Terminé de demander aux marraines, les bonne fées de me donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas!

Tout se passait bien jusqu’à ce qu’un Rêvalin annonça que les carrosses étaient trop difficiles à réparer. Nous n’avions pas le matériel qu’il fallait, et nous n’avions pas de pouvoirs magiques. Triste, je disparus quelques instants dans la forêt pendant que quelque part dans Rêvaland, Fannya et ses amies, pour une fois depuis des années et des années de service, étaient en train de siroter leurs boissons qu’elles touillaient avec leurs baguettes magique. Allongées sur leur hamac, les doigts de pieds en éventail, devant une mer couleur bleu azur en contemplant un soleil orangé qui se couchaient sur l’horizon.

J’ avançais dans la forêt enchantée sans me rendre compte du long chemin parcouru. Il fallait que je trouve une solution et vite car mes amis ne devaient pas se décourager. Jusque-là, nous avions fait du bon travail mais cette fois-ci la magie nous manquait et seules les marraines, les bonnes fées en avaient.

– Si seulement je pouvais rencontrer un magicien, dis-je tout fort.

Je marchai, je marchai quand soudain, je me pris les pieds dans une racine cachée sous un amas de feuilles. Tombée en avant, je me relevai lorsque à ma surprise quelque chose s’agrippa à ma cheville droite. La racine de l’arbre m’attrapa et me transporta la tête à l’envers jusqu’à son tronc immensément grand et gros. Une porte s’ouvrit, un grand homme avec un chapeau pointu et une cicatrice sur le front m’accueillie.

– Tu peux la poser par terre, ordonna-t-il à la racine qui s’exécuta aussitôt. Bonjour Mylènia, je suis ravi de te recevoir chez moi, s’exclame l’homme aux grandes jambes.

– Heu…, bonjour. Comment connaissez-vous mon prénom, demandais-je.

– Mais parce que tu es la princesse de Rêvaland, pardi.

– Et vous, qui êtes-vous? m’intéressais-je.

– Ah pardon, je ne me suis pas présenté, je suis Maximiarus, Le Magicien.

– Oh mais c’est incroyable! Je cherchai justement un magicien.

– Et bien Mylènia, tu es au bon endroit.

Autour d’une boisson chaude, j’expliquai à Maximarius, mon soucis avec les carrosses.

– Il n’y a rien de plus facile, s’exclama-t-il. Mais pour cela, j’ai besoin de l’aide de mes confrères.

Maximarius les appela, et tous ensemble nous allâmes au château. Tous les Rêvalins et toutes les Rêvalines nous vîmes arriver.

– Les amis, je vous présente Maximarius, Anthonyus, Michaelius et les autres magiciens. Ils vont nous aider à réparer tous les carrosses.

Tous les Rêvalins et les Rêvalines sautèrent de joie.

– Nous allons en effet vous aider mais c’est vous qui allez les réparer, précisa Maximarius.

– Mais comment? On ne sait pas faire, demanda un Rêvalin?

– Nous allons concocté une potion magique qui va stimuler votre force et intelligence afin que vous puissiez tout faire par vous-même.

Dès la potion avalée, les Rêvalins et les Rêvalines se sont attelés au travail et les carrosses reprenaient enfin forme. La décoration de la fête des Marraines, Les Bonnes Fées arrivait à sa fin et c’est lorsque le dernier bouquet fut cueilli, que Fannya, Regynia, Irenya et les autres marraines apparurent.

Toutes les Marraines, Les Bonnes Fées étaient touchées de cette intention même si elle arrivait un peu tard. Mais comme le dit Fannya, mieux vaut tard que jamais. Ma Marraine La bonne fée me félicita pour le travail accompli et me demanda comment nous avions réussi à nous en sortir avec les carrosses. Je lui ai donc présenté les magiciens et plus particulièrement Maximarius que j’ai nommé comme Parrain.

Depuis ce temps, au royaume de Rêvaland, chaque Rêvalins et Rêvalines n’ont pas seulement qu’une Marraine, la Bonne Fée, ils ont désormais aussi un Parrain, Le Magicien pour les accompagner tout au long de leur vie.

Mais on est d’accord:

Terminé de demander de donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas,

enfin… encore un p’tit peu quand même.

Tous droits réservés. Les Imaginistoires de Milane et Maman – © 2017 –

Féeriquement vôtre!

À tantôt…

 

 

 

 

 

 

 

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4 Comments on …Parrain, Le Magicien…

  1. J’adore !! Merci à toutes les 2 pour cette belle surprise! Max(imarius) n’a rien dit, il est comme ça, mais moi je le connais bien et je sais que ça lui fait plaisir et que ça le touche d’avoir inspiré le personnage de ce conte. Vous êtes merveilleuses toutes les 2. On vous embrasse fort <3

  2. Mais quelle imagination… Je suis très fière de toi ma petite Mimi.
    Tu me fais devenir une héroïne, c’est assez agréable, je dois dire…
    Je vais attendre, avec impatience, que Jimmy et Raphaël rentrent de l’école pour leurs faire découvrir cette magnifique imaginistoire…
    Je vous aime tellement fort mes 2 chéries. Gros bisous et MERCI!!!!!

  3. Très jolie histoire, Eloane à bien écoute et l’a beaucoup aimé. Très bon moment passé tout les 4 dans le lit ça démarre bien la journée.

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