Catégorie : LES IMAGINISTOIRES DE MILANE ET MAMAN

…Parrain, Le Magicien…

Hello les Freemom, les Freedad & les Freekids,

Aujourd’hui, je vais vous partager une Imaginistoire de Milane et Maman inventée suite à une réflexion très perspicace, je trouve, de ma Sauterelle:

– Maman, pourquoi dans les histoires il y a souvent une Marraine, la bonne fée et jamais de Parrain?

De cette question est née cette Imaginistoire que l’on a nommée « Parrain, Le Magicien ». Avant de commencer la lecture, Papa et/ou Maman et enfant(s), installez-vous bien confortablement. Le pyjama est mis, les dents sont brossées, le pipi est fait, les affaires pour le lendemain sont préparées…tout est prêt? Oui. Et bien y’a plus qu’à se blottir sous la couette, lire ou écouter cette histoire que Milane dédicace à toutes les marraines, tous les parrains et plus particulièrement à sa marraine Fanny et son parrain Maxime.

…Parrain, Le Magicien…

Coucou toi, je m’appelle Mylènia, j’ai 9 ans et je suis la princesse du royaume de Rêvaland. C’est un pays lointain où il fait bon vivre. Lorsque je suis née, comme le protocole le demande, mon papa et ma maman, le roi et la reine, m’ont choisi une marraine. Elle s’appelle Fannya et elle est une bonne fée. Tous les Rêvalins et les Rêvalines du pays ont la chance d’avoir une marraine la bonne fée attribuée dès leur naissance qui les accompagne tout au long de leur enfance.

Dis-moi, est-ce que tu sais ce qu’est une marraine la bonne fée? Oui tu as raison, c’est comme dans Cendrillon, La Belle Au Bois Dormant ou Shrek. Une marraine la bonne fée est toujours là lorsque son ou sa filleule a besoin d’elle. Et je dois t’avouer qu’au pays de Rêvaland, les Rêvalins et les Rêvalines l’ont vite compris car nos marraines les bonnes fées répondent présentes à chaque fois que nous les appelons.

Lorsque nos parents étaient fatigués parce qu’on ne voulait pas dormir étant bébés, ce sont elles qui nous berçaient en volant dans la douce nuit étoilée. Lorsque nous jetions notre purée de champirottes, de haripois ou de poirouilles avec nos cuillères, ce sont elles qui les interceptaient pour que nous nous ne fassions pas gronder. Lorsque moi Mylènia, princesse de Rêvaland, j’escaladais les grandes marches du château du haut de mes 1 an, c’est Fannya qui me rattrapait au vol lorsque je tombais en arrière. Enfin, vous l’avez déjà compris mais je vous le répète, Fannya et toutes les marraines les bonnes fées des Rêvalins et Rêvalines du royaume étaient toujours là pour nous. Si bien qu’en grandissant, nous en avons beaucoup profité, trop profité.

Étant pourvues de pouvoirs magiques, nous aimions leur demander tout et n’importe quoi. Comme par exemple faire nos devoirs, nous créer de nouvelles robes, des tenues de chevaliers, de nous donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas … jusqu’au jour où… lors d’une énième demande de réparations à cause d’une course en carrosse organisé en catimini qui a mal terminé, Fannya et toutes les marraines les bonnes fées ne sont pas apparues.

Mais où pouvaient-elles bien être? Pourquoi ne venaient-elles pas nous voir? Avec mes amis, je décidai de les appeler à nouveau. Nous observions les lieux avec attention. Après quelques tours d’aiguilles, toujours point de Fannya, toujours point de Regynia, d’Irenya ni des autres. Un souffle du vent assez fort et bruyant, nous fîmes sursauter. La fenêtre du château s’ouvrit brusquement. Nous nous attendions à voir nos marraines mais seul Simon le pigeon licorne arriva avec un mot ficelé à sa patte. Il se posa sur mon épaule. Je pris le papier. Il se déplia tout seule. La silhouette de Fannya apparut et elle se mit à parler.

« Chers Rêvalins et Rêvalines, après avoir fait trop de demandes inutiles et avec l’accord du Roi et de la Reine, le comité des Marraines Les Bonnes Fées a décidé de permettre à toutes les Marraines de Rêvaland d’être en vacances. Nous ne serons donc pas joignables pendant un certain temps. Nous reviendrons lorsque tous les Rêvalins et toutes les Rêvalines seront prêts. »

– Quand tous les Rêvalins et les Rêvalines seront prêts mais qu’est ce que cela veut dire? réfléchissai-je tout fort. Quand vont-elles revenir? Qu’allons-nous faire sans elles? Nous sommes perdus.

Simon le pigeon licorne, toujours sur mon épaule, prit la parole.

– Peut-être devez-vous apprendre à vous débrouiller par vous-même?

– Nous débrouiller par nous-même? Mais c’est impossible. Depuis que nous sommes petits et petites, nos marraines les bonnes fées ont toujours été là pour nous, lui dis-je.

– Oui tu as raison Mylènia et c’est bien ça le problème aujourd’hui. Maintenant c’est à vous de montrer ce que vous savez faire.

Je réfléchissais et réalisais effectivement qu’à part demander à Fannya de me donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas, je n’ai jamais fait les choses par moi-même et surtout… je ne lui ai jamais rien donné en retour.

– OK le comité des marraines les bonnes fées, OK Fannya, OK Simon, je m’engage à ce que tous les Rêvalins et les Rêvalines soient prêts pour que nos marraines nous reviennent rapidement.

Les jours suivant cette annonce furent rythmés par différents ateliers que je mis en place au sein du château. Créer nos robes, faire nos devoirs, préparer des gâteaux, faire du sport, réparer les carrosses… . Deux jours après l’annonce, force était de constater que c’était une grande catastrophe! Les Rêvalins et les Rêvalines abandonnèrent leurs ateliers car aucun d’entres-eux n’arrivaient à se concentrer. Ils pensaient tout le temps à leurs marraines les bonnes fées et n’étaient pas du tout contents envers elles. Simon qui passa par là s’aperçut de ma miséricorde.

– Mylènia, pourquoi es-tu si triste? me questionna-t-il.

– Parce que Fannya et toutes nos marraines les bonnes fées nous ont abandonnées.

– Elles ne vous ont pas abandonnées.

– Si! affirmé-je fâchée.

– Pourquoi sont-elles parties Mylènia?

– Je ne sais pas.

– Si tu le sais.

– Parce qu’elles étaient fatiguées de nos demandes inutiles et incessantes.

– Exactement.

– Mais quand vont-elles revenir? Cela fait déjà deux jours qu’elles sont parties.

– Tu peux répondre toi-même à cette question, répondit Simon.

C’est vrai en fait, je le pouvais. Encore plus motivée que jamais, je décidais de réunir à nouveau les Rêvalins et les Rêvalines du Royaume au château. Je devais leur annoncer que les ateliers allaient reprendre et qu’ils continueraient même lorsque nos marraines les bonnes fées seraient de retour parmi nous. Et surtout que nous organiserions ce que nous n’avons encore jamais fait, une grande fête en leur honneur.

Au royaume de Rêvaland, les Rêvalins et les Rêvalines s’activèrent donc pour préparer les festivités sans se soucier du temps qui passait. Car chacun d’eux, chacune d’elles avaient compris que les marraines les bonnes fées ont elles aussi besoin de vacances mais surtout que leur comportement vis à vis d’elles devait absolument changer. Oui. Ils l’avaient enfin compris, les Rêvalins et les Rêvalines devaient apprendre à faire les choses par eux-même. Terminé de demander aux marraines, les bonne fées de me donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas!

Tout se passait bien jusqu’à ce qu’un Rêvalin annonça que les carrosses étaient trop difficiles à réparer. Nous n’avions pas le matériel qu’il fallait, et nous n’avions pas de pouvoirs magiques. Triste, je disparus quelques instants dans la forêt pendant que quelque part dans Rêvaland, Fannya et ses amies, pour une fois depuis des années et des années de service, étaient en train de siroter leurs boissons qu’elles touillaient avec leurs baguettes magique. Allongées sur leur hamac, les doigts de pieds en éventail, devant une mer couleur bleu azur en contemplant un soleil orangé qui se couchaient sur l’horizon.

J’ avançais dans la forêt enchantée sans me rendre compte du long chemin parcouru. Il fallait que je trouve une solution et vite car mes amis ne devaient pas se décourager. Jusque-là, nous avions fait du bon travail mais cette fois-ci la magie nous manquait et seules les marraines, les bonnes fées en avaient.

– Si seulement je pouvais rencontrer un magicien, dis-je tout fort.

Je marchai, je marchai quand soudain, je me pris les pieds dans une racine cachée sous un amas de feuilles. Tombée en avant, je me relevai lorsque à ma surprise quelque chose s’agrippa à ma cheville droite. La racine de l’arbre m’attrapa et me transporta la tête à l’envers jusqu’à son tronc immensément grand et gros. Une porte s’ouvrit, un grand homme avec un chapeau pointu et une cicatrice sur le front m’accueillie.

– Tu peux la poser par terre, ordonna-t-il à la racine qui s’exécuta aussitôt. Bonjour Mylènia, je suis ravi de te recevoir chez moi, s’exclame l’homme aux grandes jambes.

– Heu…, bonjour. Comment connaissez-vous mon prénom, demandais-je.

– Mais parce que tu es la princesse de Rêvaland, pardi.

– Et vous, qui êtes-vous? m’intéressais-je.

– Ah pardon, je ne me suis pas présenté, je suis Maximiarus, Le Magicien.

– Oh mais c’est incroyable! Je cherchai justement un magicien.

– Et bien Mylènia, tu es au bon endroit.

Autour d’une boisson chaude, j’expliquai à Maximarius, mon soucis avec les carrosses.

– Il n’y a rien de plus facile, s’exclama-t-il. Mais pour cela, j’ai besoin de l’aide de mes confrères.

Maximarius les appela, et tous ensemble nous allâmes au château. Tous les Rêvalins et toutes les Rêvalines nous vîmes arriver.

– Les amis, je vous présente Maximarius, Anthonyus, Michaelius et les autres magiciens. Ils vont nous aider à réparer tous les carrosses.

Tous les Rêvalins et les Rêvalines sautèrent de joie.

– Nous allons en effet vous aider mais c’est vous qui allez les réparer, précisa Maximarius.

– Mais comment? On ne sait pas faire, demanda un Rêvalin?

– Nous allons concocté une potion magique qui va stimuler votre force et intelligence afin que vous puissiez tout faire par vous-même.

Dès la potion avalée, les Rêvalins et les Rêvalines se sont attelés au travail et les carrosses reprenaient enfin forme. La décoration de la fête des Marraines, Les Bonnes Fées arrivait à sa fin et c’est lorsque le dernier bouquet fut cueilli, que Fannya, Regynia, Irenya et les autres marraines apparurent.

Toutes les Marraines, Les Bonnes Fées étaient touchées de cette intention même si elle arrivait un peu tard. Mais comme le dit Fannya, mieux vaut tard que jamais. Ma Marraine La bonne fée me félicita pour le travail accompli et me demanda comment nous avions réussi à nous en sortir avec les carrosses. Je lui ai donc présenté les magiciens et plus particulièrement Maximarius que j’ai nommé comme Parrain.

Depuis ce temps, au royaume de Rêvaland, chaque Rêvalins et Rêvalines n’ont pas seulement qu’une Marraine, la Bonne Fée, ils ont désormais aussi un Parrain, Le Magicien pour les accompagner tout au long de leur vie.

Mais on est d’accord:

Terminé de demander de donner ceci, de faire apparaître cela, d’attraper ceci, de jeter cela, de sauter ici, de voler là-bas,

enfin… encore un p’tit peu quand même.

Tous droits réservés. Les Imaginistoires de Milane et Maman – © 2017 –

Féeriquement vôtre!

À tantôt…

 

 

 

 

 

 

 

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Mes parents sont des Super-Héros, mais chut…

Hello les Freemom,

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir une nouvelle Imaginistoire de Milane et Maman que vous pourrez raconter dès ce soir à votre ou vos p’tits bouts.

Les volets fermés, la guirlande lumineuse turquoise allumée, allongées toutes les deux confortablement dans son lit, Milane et moi cherchions chacune dans notre tête, une histoire à inventer. D’un coup, Milane me dit: « Mais maman, je sais! Papa et toi vous avez des pouvoirs magiques. » J’ai trouvé ça top et trop mignon comme thème. Nous avons laissé notre esprit et notre imagination vagabonder ensemble et voilà l’imaginistoire de Milane et Maman appelée:

Mes parents sont des Super-Héros, mais chut…

Coucou toi! Moi c’est Gabriel. Je suis un garçon de 4 ans. On ne se connaît pas, mais je vais quand même te confier un secret. Allez viens, approche ton oreille:

Mes parents sont des Super-Héros. Ils ont des pouvoirs magiques, mais pas de costume. Quoi? Tu ne me crois pas? Mais si, si, je te le jure. Ils ne me l’ont pas dit, mais je suis malin, je l’ai deviné tout seul. Laisse-moi te raconter.

Un jour lorsque j’étais petit, je me trouvais dans ma chaise haute. Ma maman était en train de préparer mon repas. Je commençais à m’impatienter lorsque mon père me dit en se plaçant derrière moi:

– Tu vas voler mon fils!

Quoi? Moi? Voler? Mais je ne suis pas un oiseau. Je n’ai pas d’ailes. Il raconte n’importe quoi mon papa. Quand tout à coup, ma chaise se souleva et décolla du sol. Mais, mais je vole! pensai-je. Quelle drôle de sensation! Je parcourrais toute la pièce en rigolant aux éclats et ma maman aussi.

Un jour quand j’étais tout tout petit ma maman me changeait. Elle me regardait, me chatouillait, quand tout à coup, elle me dit:

– Cachée!

Elle était devant moi. Puis tout de suite après, elle disparut et réapparut presque aussitôt en prononçant:

– Coucou!

Elle est trop forte ma maman.

Un jour, alors que j’étais en train d’apprendre à marcher, je ne sais pas comment je me suis débrouillé mais j’ai trébuché et je suis tombé par terre. J’avais mal et je pleurais. Maman qui se trouvait tout près de moi, me prit dans ses bras et me fit un gros bisous à l’endroit où c’était douloureux. Et bien figure-toi, que j’allais déjà beaucoup mieux.

Un jour, le 25 Décembre, j’ai reçu un cadeau du père-noël, une cabane qui était en morceaux. Les lutins n’avaient pas eu le temps de la construire et de toute façon, elle aurait pris trop de place sur le traîneau. Mon papa après le grand repas, m’a dit qu’il était l’heure d’aller à la sieste. Je suis allé dans mon lit et j’ai fait un bon dodo. Lorsque je me suis réveillé, je suis descendu dans le salon, et quelle surprise j’ai eu! Ma cabane était là, devant moi, entière avec mon papa à l’intérieur. Quel magicien farceur celui-là.

Alors tu me crois maintenant? Et je vais te confier un autre secret, approche encore ton oreille, si tu y réfléchis, tes parents aussi sont des Super-Héros, mais…

71fa2017

Magiquement vôtre!

À tantôt…

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Arthur & Eliott à l’Accrobranche

Hello les Freemom,

Aujourd’hui, je vous présente une nouvelle Imaginistoire de Milane et maman. Milane m’avait donnée comme idée de lieu: l’accrobranche, comme personnages: deux frères, comme thème: un anniversaire, 5 ans (je la suspecte fortement de vouloir retourner fêter son anniversaire, à l’accrobranche… la maligne!). Avec ces pistes à suivre, voici ce que nous avons créé à deux.

Arthur & Eliott à l’Accrobranche

C’est une belle semaine qui s’annonce pour la famille Desbois. C’est bientôt l’anniversaire d’Arthur, le grand frère d’Eliott. Nous sommes au mois de mai et les beaux jours sont au rendez-vous. Pour fêter les 5 ans d’Arthur, maman et papa ont décidé d’organiser la fête à l’extérieur. Mais la question est, où? Maman Desbois réfléchit. Elle connaît bien son fils et commence à établir une liste des choses qu’Arthur aime faire. Alors, il aime jouer dehors, regarder les oiseaux, se promener dans la forêt et faire des cabanes. C’est avec toute cette liste que maman et papa Desbois trouve l’endroit idéal: à l’Accrobranche. Le lieu trouvé, les invitations envoyées, le pique-nique en préparation, maman et papa Desbois gardent secret la destination.

– Papa, maman, combien de dodos reste-t-il avant mon anniversaire? demande Arthur.

– Plus qu’un seul dodo, mon fils, répond le papa.

Tout content, pressé d’être au lendemain, Arthur part vite se coucher. Eliott, le petit frère de 2 ans fait de même.

Le soleil se lève. La lumière du jour commence à percer les lames légèrement entre-ouvertes des volets roulants. Le réveil d’Arthur indique qu’il est l’heure de se lever. Il part dans la salle de bain, enlève son pyjama puis s’habille. Eliott est debout lui aussi. Les deux frères descendent ensemble par le toboggan pour aller prendre le petit déjeuner. Papa et maman sont réveillés.

– Joyeux anniversaire Arthur, s’exclame maman et papa Desbois.

Des gros bisous, des gros câlins partagés et ils déjeunent tous ensemble dehors sur la terrasse. Le ciel est bleu. Il fait déjà chaud et le proverbe « au mois de mai, fais ce qu’il te plaît est plus que vrai aujourd’hui.

– Maman qu’est-ce que l’on va faire pour mon anniversaire? s’interroge le grand garçon.

– Ah Ah Ah! C’est une surprise, annonce maman Desbois. Tout ce que je peux te dire, c’est que dès que vous êtes prêts les garçons, on part quelque part en voiture.

Toute la joyeuse famille se prépare. Une fois les dents brossées, Arthur et Eliott mettent leurs chaussures et leurs manteaux. Maman et papa Desbois chargent le pique-nique discrètement dans la voiture. Ça y est tout est prêt. Tout le monde est installé et attaché. La route se passe trop lentement pour Arthur.

– Quand est-ce que l’on arrive maman, s’impatiente-t-il.

– Bientôt, rassure maman Desbois.

Quelques chansons pour changer les idées et les voici arrivés à l’Accrobranche. Toute la famille, les papys et mamies, les tontons et tatas, les cousins et cousines, les parrains et marraines, sont là pour célébrer les 5 ans du grand Arthur.

– Surprise! crie toute la famille.

Arthur est très très content. Toute sa famille est là et son anniversaire est fêté dans la forêt, l’endroit qu’il aime tant. Maman Desbois installe la table de pique-nique et la décore avec de jolies fleurs champêtres multicolores comme elle les aime. Elle gonfle des ballons, qu’elle prend soin de bien accrocher pour qu’ils ne s’envolent pas. Et avant de se mettre à table, maman Desbois annonce à tout le monde qu’il est temps d’aller faire l’activité.

Tous les enfants sont heureux de pouvoir grimper dans les arbres, marcher sur des passerelles de singes et d’escalader. Mais au moment venu d’équiper Arthur, le grand garçon ne veut plus faire de l’accrobranche. Sa maman lui demande pourquoi tout en ayant déjà une petite idée de sa réponse.

– J’ai peur de tomber, avoue Arthur.

Maman Desbois tente de rassurer son fils en lui montrant son harnais de sécurité. Mais rien y fait, Arthur ne veut pas. Il part s’installer sur la table de pique-nique avec sa mamie et son petit frère trop petit pour faire de l’accrobranche, qui joue avec son doudou. Soudain, des grands grands garçons, arrivent embêter Eliott. Ils lui prennent son doudou et s’amusent à le lancer, le lancer haut, de plus en plus haut. Le doudou vole, tombe puis vole et tombe plusieurs fois jusqu’à finir par ne pas retomber au sol.

– Oh non! Mon doudou, pleure Eliott. Mon doudou, je veux mon doudou, répète-t-il.

Triste de voir son frère pleurer, Arthur dit à sa mamie de rester avec son petit frère et il part voir sa maman.

– Maman, est-ce qu’il est encore temps que je fasse de l’accrobranche?

– Oui bien sûr Arthur, s’étonne maman Desbois.

De peur qu’il ne change d’avis, elle ne lui pose pas de questions et le prépare. Harnais de sécurité enfilé, ils partent choisir un parcours avec papa Desbois. Maman Desbois veut qu’Arthur commence par le premier, le parcours Écureuil, mais il refuse.

– Je souhaite faire celui-là maman!

– Tu es bien sûr?

– Oui maman! dit-il en prenant une grande respiration.

Et voilà père et fils qui escaladent le parcours de la Hulotte, grimpent, traversent une passerelle de singes sous les regards admiratifs de maman Desbois et Eliott les yeux encore pleins de larmes. Arthur doit encore grimper plus haut avant de descendre en tyrolienne. Ses jambes tremblent un peu mais il a l’air bien décidé d’y arriver. Il escalade encore un arbre, marche sur des rondins de bois en suspensions et atterrit enfin au milieu de l’arbre qui lui paraît immense. Puis il crie:

– Je l’ai! Eliott, je l’ai ton doudou!

Eliott retrouve le sourire. Maman Desbois est émue par le geste de son grand garçon qui a géré sa peur de tomber pour aller récupérer le doudou de son frère. Papa Desbois est fier de son fils et la famille applaudit la star du jour en train de descendre de la tyrolienne, le sourire aux lèvres.

Après toutes ces émotions, la famille Desbois part s’installer à table pour pique-niquer ensemble et surtout regarder Arthur souffler ses 5 bougies. Quel merveilleux jour pour devenir un grand garçon!

 

 

 

 

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Cerise la bouillotte

Hello les Freemom,

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir une nouvelle Imaginistoire de Milane et Maman. Milane m’avait donnée comme idée de personnage, sa bouillotte rose Barbapapa (cliquez ici pour la trouver) appelée Cerise. L’histoire se nomme donc:

Cerise la bouillotte

Vanille est une petite fille de six ans. Elle a les yeux marrons et des cheveux blonds. À tous les repas de famille, lorsque Mamou est là, la grand-mère raconte que son prénom lui a été donné grâce à sa chevelure douce et dorée.

Tous les soirs, lorsque Vanille rejoint son lit, elle installe ses peluches consciencieusement. Petit ours brun ici, Lapinou là, Doudou à côté et Cerise la bouillotte derrière elle pour réchauffer son dos. Voilà un rituel qu’elle n’oublie jamais de faire.

Mais un soir, quelque chose ne va pas. Vanille n’est pas en forme. Elle est très fatiguée. Ses yeux marrons sont si brillants, qu’on a l’impression qu’ils étincellent. Maman décide de prendre la température de Vanille. Oh, non! elle a de la fièvre. Vanille a chaud, très chaud. Maman lui donne un médicament. Vanille marche jusque sa chambre, grimpe sur son lit et commence son rituel du soir. Petit ours brun ici, Lapinou là, Doudou à côté et Cerise la bouillotte derrière elle pour réchauffer son dos.

– Ah non! dit maman. Ma crème, tu ne peux pas dormir avec Cerise cette nuit. Sinon ta température ne va pas baisser.

– Mais je veux dormir avec Cerise! Je dors tout le temps avec elle, s’attriste Vanille.

– Si demain tu vas mieux, tu dormiras de nouveau avec elle, d’accord?

– Oui maman, répond déçue la petite fille.

Maman fait un gros câlin à sa fille et lui souhaite une bonne nuit avant de sortir de la chambre. Vanille n’arrive pas à s’endormir. Elle regarde ses peluches. Petit ours brun ici, Lapinou là, Doudou à côté mais pas de Cerise la bouillotte derrière elle pour réchauffer son dos. Vanille s’adresse à sa bouillotte posée sur son coffre à jouet jaune.

– Cerise! Je suis triste car maman ne veut pas que l’on dorme ensemble.

– C’est parce que tu es malade Vanille. Je ne dois pas réchauffer ton dos, explique Cerise.

– Je le sais mais j’ai besoin de toi pour m’endormir, avoue la petite fille.

– J’ai une idée, je reviens, dit Cerise.

Et voilà Cerise la bouillotte partie de la chambre. Elle revient quelques minutes plus tard faisant à chacun de ses pas, un drôle de bruit.

– GLOP, GLOP, GLOP!

Cerise s’installe dans le lit de Vanille et s’exprime.

– Puisque je ne peux te réchauffer à cause de ta fièvre, je suis allée remplir mon ventre d’eau fraîche pour faire baisser ta température.

Quelle bonne idée a eu Cerise! Et c’est ainsi qu’avec Petit ours brun ici, Lapinou là, Doudou à côté et Cerise la bouillotte derrière son dos non pas pour la réchauffer mais pour la rafraîchir, que Vanille passa une douce nuit.

À tantôt…

Tous droits réservés.

PS: Mes filles adorent cette Imaginistoire. N’hésitez pas à la raconter à votre, vos enfants, vos élèves de maternelles si vous êtes professeur des écoles et laissez un p’tit commentaire ci-dessous pour me dire ce que vous en pensez, ça fait toujours plaisir. Si vous aimez…partagez!!!

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STARS

Hello les Freemom,

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir une Imaginistoire inventée par Milane et moi, un soir avant l’arrivée du marchand de sable. Je vous souhaite une bonne lecture et surtout n’hésitez pas à la raconter à votre ou vos enfants!

STARS

Stella est une petite fille joyeuse, pleine de vie. Elle aime beaucoup l’école et surtout jouer avec les copains. Aujourd’hui, la maîtresse présente une nouvelle élève à la classe, Lou, qui sera toujours accompagnée d’une grande dame aux yeux de biche. La nouvelle est très mystérieuse, pense Stella lorsqu’elle se décide à lui parler lors de la récréation. Stella lui propose de jouer avec elle. Lou ne répond pas, Lou ne regarde pas, Lou chantonne. Stella est triste.
– Pourquoi Lou ne veut-elle pas jouer avec moi, demande Stella à la grande dame aux yeux de biche ?
– Ce n’est pas qu’elle ne veut pas, c’est que Lou ne peut pas jouer comme toi, Stella.
– Pourquoi ? s’interroge la petite fille.
– Parce que Lou n’arrive pas à discuter, à échanger comme toi tu le fais avec moi. Lou s’est inventée un monde dans sa tête où elle s’y réfugie la plupart du temps.

Alors que Lou se trouve à côté de la grande dame aux yeux de biche, la voilà partie à courir, à courir, à courir faisant le tour de la cour de l’école. Tous les élèves la regardent et se demandent quelle mouche l’a piquée.

Ding Dong, la cloche sonne, retour en classe. La journée défile rapidement. Stella ne s’ennuie jamais à l’école. Oh non, il y a tellement de choses à faire. C’est l’heure de la sortie des classes et chaque élève repart chez lui accompagné de ses parents. La maman de Stella arrive et l’emmène avec ses deux petites sœurs à la maison. La soirée se passe, après avoir pris le goûter et jouées ensembles, les sœurs sont invitées à souper lorsque le papa rentre du travail. Nous sommes en hiver. Il fait froid. Les cheminées fument sur les toits et les poêles à bois réchauffent les maisons. Maintenant il est l’heure d’aller au lit. Stella se prépare tranquillement à aller se coucher. Pour cela elle accomplit son rituel du soir après avoir soupé. Au programme : préparation de la table du petit déjeuner pour le lendemain, nettoyage des dents avec son dentifrice à la fraise, petit pipi avant d’aller au lit, lavage des mains, brossage de ses cheveux couleurs noisettes, câlins à ses sœurs dans leur lit pour une douce nuit, bisous de papa et maman après avoir dit Je t’Aime et hop au dodo.
Le rituel du soir se passe comme d’habitude pour notre jolie Stella. Mais lorsqu’elle se rend au lit, bien au chaud sous sa couette, elle ne peut s’empêcher de penser à Lou. Cette petite fille qui a quelque chose de différent. Elle pense, pense, pense et finit par appeler sa maman. Sa maman arrive rapidement.
– Que se passe-t-il Stella ? demande la maman inquiète.
– Je n’arrive pas à trouver le sommeil.
– Pourquoi ? Il y a-t-il quelque chose qui te préoccupe ?
– Oui maman.
– Raconte-moi, dit-elle en s’asseyant sur le bord du lit.
Stella raconte alors l’arrivée de la nouvelle élève à l’école et dans leur classe. Cette petite fille, Lou qui ne peut pas jouer avec les autres enfants.
– C’est bien triste maman, si Lou ne peut jamais jouer avec des copains et des copines.
– Écoute ma fille, je vais te raconter une histoire. Cette histoire c’est celle de Lumineuse, une petite étoile, petite oui mais qui brille de mille feux dans le ciel. Lumineuse avait pleins de copines à côté d’elle. Elle s’amusait beaucoup et ne s’ennuyait jamais. Elle était très heureuse mais elle avait envie de jouer avec Filante. Lumineuse cherchait à tout prix comment attirer l’attention de Filante, sans succès. Filante parcourait des kilomètres et des kilomètres sans jamais prêter attention aucune à une étoile. Lumineuse, lors d’une fraîche nuit d’hiver, eût une idée.
– EURÊKA, lança-t-elle toute heureuse. Sais-tu Stella ce que Lumineuse a fait ?
– Non, maman.
– Lumineuse s’est dit, si Filante ne peut jouer avec moi, c’est à moi de venir jouer avec elle si elle m’accepte.
C’est ainsi que Lumineuse fila jusque Filante et partie avec elle jouer, voyager à la découverte de la voie lactée et de l’immensité de l’univers.

Retour à l’école:
Le lendemain, lorsque la cloche sonne la récréation, notre nouvelle élève part courir mais cette fois accompagnée de Stella acceptée par Lou, à la découverte du chemin d’une amitié différente. Différente, oui mais Amitié avant tout !

Sujet traité: L’autisme.

Tous droits réservés.

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Les Imaginistoires

Hello les Freemom,

– Maman raconte-moi une histoire? S’il te plaît? nous demandent nos p’tits monstres le soir avant de s’endormir avec un grand sourire qui remonte jusqu’aux oreilles.

L’histoire du soir est très importante pour nos enfants. Elle nous fait partager un doux moment avec eux. Elle permet la transition vers la nuit, qui peut être source d’angoisses pour l’enfant. Je ne le dirai jamais assez mais nos p’tits monstres ont besoin de repères. Des rituels du soir qui leur permettent de se sentir en sécurité. Raconter une histoire en est un. L’histoire permet de passer de l’excitation de la journée vers l’apaisement de la nuit. Elle est aussi là pour mettre des mots sur certaines peurs et rassure l’enfant car il se dit par exemple:

– Ce personnage a peur du noir, comme moi!

Les histoires sont là pour l’aider à grandir et dépasser ses difficultés. En plus de ça, les livres font découvrir à l’enfant les mots, l’écriture et enrichissent son imagination.

Si aujourd’hui je vous écris un article sur les histoires c’est parce que d’une part, j’aime inventer, écrire mais aussi parce qu’un soir ma plus grande fille, ma Sauterelle, m’a demandée:

– Maman, ce soir je veux une histoire qui vienne de ta tête.

– Qui vienne de ma tête? Oui, heu, oui… pourquoi pas.

C’est qu’elle me prend au dépourvu ma Sauterelle. Je lui dis OK mais à une condition, c’est que l’histoire, on l’invente toutes les deux.

Elle m’a dit:

– OK maman!

Et voilà le début des Imaginistoires de Milane et Maman.

Inventer une histoire est une vraie gymnastique. Papa et/ou maman et l’enfant se creusent la tête, imaginent, inventent un nouveau monde, des personnages, des actions, des rebondissements, une fin, une morale. C’est un vrai moment de complicité, de travail d’équipe, d’échanges, de rires. Mais aussi de confiance, car en inventant ses propres histoires, l’enfant peut parler plus librement de ses peurs du moment, ses angoisses, ses déceptions de la journée, ses envies, ses rêves qu’il fait vivre à travers ses personnages. C’est un excellent moyen de communication qui permet à l’enfant de se libérer de ses inquiétudes, ou de revivre des instants qu’il a apprécié. Après cela, je vous le dis, c’est un enfant apaisé et une bonne nuit garantie.

Alors bien sûr pas tous les soirs (on est d’accord, hein!!!) mais une fois par semaine déjà c’est bien. Si vous décidez d’essayer, vous pouvez vous aider avec cette structure narrative à suivre:

  • situation initiale: choisir un Héros / personnages (pas beaucoup)/ lieu
  • élément déclencheur: qu’est-ce qu’il se passe?
  • le déroulement de l’histoire: les actions et les réactions
  • le dénouement: l’action qui permet le retour au calme
  • situation finale: l’équilibre retrouvé

Maintenant c’est à vous! Vos p’tits monstres vont adorer et vous apprécierez également ce moment.

À tantôt…

PS: N’hésitez à laisser des commentaires les Freemom.

Tous droits réservés: Les Imaginistoires.

 

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